RAMADAN – L’HABILLEMENT DES FILLES DIVISE ISEG

Pendant un mois, pantalons sexy, jeans déchirés, crop top sont désormais rangés. Place aux habits traditionnels. Ramadan s’impose. A l’Institut Supérieur d’Entrepreneuship et de Gestion (Iseg) les étudiantes rencontrées respectent la règle en cette matinée de vendredi.

Trouvé devant le campus 1, le téléphone collé à l’oreille, El Hadji Baba KA est journaliste en formation dudit institut. Ce jeune homme dit vouloir résister aux «tentations» et être phase avec le changement. «Le ramadan exige un certain nombre de comportement. L’abstinence s’impose. Le port extravagant des filles peut bien impacter sur notre jeûne», a-t-il dit.

Une idée battue en brèche par les propos de Faty Niass, Faty Niass, gérante du projet «Un étudiant une tablette», trouvée dans son bureau. Elle s’active sur les inscriptions des étudiants «Macky Family». «Je trouve que ce n’est pas du tout bien. Nous sommes au mois de ramadan certes, mais un bon Musulman doit être tout le temps correct. C’est anormal d’attendre jusqu’au mois béni pour changer d’habillement, à se voiler», a expliqué la jeune dame. Aux yeux de cette dernière, les filles doivent revoir leur habillement dans la vie courante.

Des propos qui entrent en droite ligne avec les dires d’Inna, étudiante en licence 2 à l’Iseg. «Elles ne sont pas sincères. Le fait de porter des habits extravagants et se remettre à ses habitudes n’a aucun sens», fulmine-t-elle. Et d’ajouter : «C’est de l’hypocrisie». 

Pour Abdoulaye Seck, professeur d’anglais, «le mois de ramadan c’est un changement de comportement d’abord culinaire, culturellement. Comme l’habit aussi est culturel, tout ce qu’on rajoute à son corps est culturel», souligne le professeur. Selon lui, la manière de s’habiller doit être revue. Il ajoute que le mois béni exige des sacrifices.

Groupe 5

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